Comprendre comment le traitement Lipogems® modifie la chimie du tissu adipeux
M. Garcia-Contreras, F. Messaggio, A. J. Mendez, C. Ricordi · 2018
Des scientifiques examinent les modifications moléculaires du tissu adipeux traité
Des chercheurs de l'Université de Miami ont voulu comprendre ce qui se passe au niveau moléculaire lorsque le tissu adipeux est traité à l'aide du système Lipogems®. Ils ont comparé du tissu adipeux lipoaspiré standard (graisse prélevée par une procédure d'aspiration douce) avec du tissu adipeux traité par le dispositif Lipogems®. Cette étude aide à expliquer pourquoi le tissu adipeux traité pourrait être plus efficace pour la cicatrisation et la régénération.
Le traitement crée un profil métabolique plus actif
L'équipe de recherche a découvert que le traitement Lipogems® modifie la composition chimique du tissu adipeux de manière significative. Elle a détecté des différences dans la façon dont le tissu métabolise les glucides, les nucléotides (unités de base de l'ADN), les acides gras et les acides aminés (unités de base des protéines). Ces changements suggèrent que le tissu traité devient métaboliquement plus actif. C'est un peu comme préparer des ingrédients avant de cuisiner : l'étape de traitement aide à « activer » les composants cicatrisants naturels du tissu.
Le tissu adipeux traité contient une source plus riche de cellules réparatrices
Des recherches antérieures ont montré que le tissu adipeux traité par Lipogems® est enrichi en deux types cellulaires importants :
Les cellules stromales mésenchymateuses (cellules régénératrices capables de soutenir la réparation tissulaire)
Les péricytes (cellules auxiliaires qui entourent les vaisseaux sanguins et favorisent la cicatrisation)
Cette étude actuelle suggère que les modifications métaboliques observées pourraient expliquer pourquoi le tissu adipeux traité constitue une source plus efficace de ces cellules réparatrices adultes par rapport au lipoaspirat non traité.
Aucune enzyme ni produit chimique n'est nécessaire pour le traitement
Un avantage important du système Lipogems® est qu'il utilise uniquement un traitement mécanique, sans enzymes ni produits chimiques agressifs. Le dispositif fonctionne selon un processus en deux étapes qui fragmente délicatement le tissu adipeux en amas plus petits. Il élimine également les résidus d'huile et de sang, laissant un tissu plus pur. Cette approche de « manipulation minimale » permet d'éviter les complexités réglementaires tout en préservant les propriétés cicatrisantes naturelles du tissu.
Le tissu adipeux peut être conservé en toute sécurité pour une utilisation future
Les chercheurs ont également testé différentes méthodes de conservation du tissu adipeux traité. Ils ont constaté que le tissu adipeux peut être conservé avec succès à l'aide d'un agent de conservation courant appelé DMSO (une solution protectrice). Lorsqu'il est conservé avec du DMSO, le produit Lipogems® présente des niveaux accrus d'acides aminés. Cette découverte est encourageante car elle suggère que le tissu adipeux traité pourrait potentiellement être mis en banque et utilisé ultérieurement pour des traitements, offrant ainsi aux patients une plus grande flexibilité dans leur prise en charge.
Ce que cela signifie pour les patients envisageant un traitement régénératif
Cette étude de laboratoire apporte un éclairage scientifique sur les raisons pour lesquelles le traitement Lipogems® pourrait améliorer le potentiel cicatrisant de votre propre tissu adipeux. Voici les points essentiels à retenir :
Votre propre tissu fonctionne efficacement. L'étude a utilisé des échantillons de graisse humaine, confirmant que le traitement fonctionne avec du tissu réel de patients.
Le traitement améliore le tissu. Les modifications moléculaires observées suggèrent que le traitement Lipogems® crée un produit thérapeutiquement plus actif.
La méthode est douce et naturelle. Aucune enzyme ni produit chimique n'est utilisé, uniquement un traitement mécanique qui préserve les capacités cicatrisantes naturelles de votre tissu.
Des options de conservation existent. Le tissu traité peut potentiellement être préservé pour une utilisation future.
Bien qu'il s'agisse d'une étude de laboratoire examinant la chimie tissulaire plutôt que les résultats cliniques chez les patients, elle enrichit notre compréhension du fonctionnement de la technologie Lipogems® au niveau moléculaire. Ces résultats viennent appuyer l'ensemble des recherches démontrant que le tissu adipeux micro-fragmenté constitue une source efficace de cellules régénératrices pour les applications cicatrisantes. Si vous envisagez un traitement Lipogems®, cette recherche aide à expliquer la science derrière l'utilisation de votre propre tissu adipeux traité pour soutenir les processus naturels de réparation de votre corps.
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Source : Garcia-Contreras et al., None, 2018.
Publication Originale
Metabolomic changes in human adipose tissue derived products following non-enzymatic microfacturing
M. Garcia-Contreras, F. Messaggio, A. J. Mendez, C. Ricordi · 2018
This study evaluated the metabolomic profiling of cryopreserved Lipogems® tissue products and initial lipoaspirates before microfracturing to determine altered metabolites resulting from non-enzymatic processing or cryopreservation methods. Human lipoaspirate samples (n=10) were divided into two aliquots: one non-processed and one processed by Lipogems® device. Both non-processed lipoaspirates and Lipogems® processed tissues were stored at -80°C either fresh frozen (N=3 per group) or with 0.5 M dimethyl sulfoxide (DMSO) (N=7 per group). A global non-targeted metabolic profile was performed on these samples. Results showed differences in carbohydrate and nucleotide metabolism, which translated into altered long chain and polyunsaturated fatty acid levels and divergent trends in amino acid metabolites. When Lipogems® and lipoaspirate tissue products were cryopreserved with DMSO, amino acids tended to increase in Lipogems® product. However, in the absence of DMSO, amino acids and their catabolites tended to decrease in Lipogems® fat tissue product. The findings suggest that microfractured human adipose tissue provides a more effective source of adult stromal cells compared to initial lipoaspirated tissue material, potentially due to changes in the metabolic profile of lipoaspirate tissue products.